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◘ L'amour d'une Mère - PV Caducée -

le Jeu 24 Avr - 0:10






" RRREGARRDE MOI HELENA, SURRTOUT CONTINUE A ME PARRRRLER MA FILLE, NE T'ENDORRRS PAS, JE VAIS TRRRROUVER UN MEDECIN "

Mes pneus crissent sur le sol constellé de cendres des rues de l'East End. Au loin, je n'entends que pleurs, lamentations, cris. Douleur, chagrin, colère encore pour certains. Foutue ville de merde, lors de ma venue en Amérique, je n'aurais jamais cru que dès la première année j'allais déja faire face a une mort certaine. J'enclenche la cinquième et laisse dans le sillage de ma mustang '69 un nuage de poussière, de débris et de fumée noiratre. Au Kosovo, nous n'avions jamais eu le moindre gros problème de ces monstres de méta humains, mais il semblerait que Gotham soit le point central de tous ce genres de conneries toutes plus extra naturelles que les autres. Apparemment, Grand Père avait dit vrai lorsqu'il avait parlé de nettoyer cette saloperie de cité. Pourrie jusqu'a l'os par des aberrations de la nature. Qu'était il donc arrivé ? Des monstres débarqués de nulle part, des attaques de partout, nulle part en sécurité. Putain cet endroit attirait visiblement toute la crasse de l'univers connu.

C'était il y a quelque temps déja. Si auparavant les divers gangs se livraient une guerre plus ou moins loyale, les rues malfamées de Gotham sont littéralement devenues un champ de bataille, un champ de mort où les camps ne comptaient plus. Le misery Gang a aussi fait les frais de tout ce chamboulement. Oscar avait apparemment du faire lui meme face a des trucs venus d'on ne sait où mais, on bon professionnel, il avait réussi a s'en sortir avec quelques égratignures, mais ragaillardi par l'effort. Ce vieux Gravat méritait bien son éloge...

Mais mon monde a moi s'est écroulé.

Helena, ma fille. Ma chair. Ma seule attache dans ce monde perdu. Mon Helena. Elle n'a souffert d'aucune blessure grave durant les échauffourées, tout au plus quelques chocs et un traumatisme psychologique... Me pardonneras tu un jour ma fille? Me pardonneras tu d'avoir voulu t'emmener avec moi dans ce monde de sang, de haine et de poudre ? Me pardonneras tu un jour d'avoir laissé dans mon sillage orphelins, veuves, cadavres fumants et estropiés ? Pardonneras tu un jour a ta mère d'avoir voulu te protéger d'un monde corrompu en choisissant un monde où l'azur du ciel n'est que le vermillon d'un millions de victimes ? Laisse moi le temps d'absoudre mes péchés envers toi ma fille.

Je me risque un regard vers la banquette arrière. Ma Helena. Sa poitrine se soulève sous un rythme régulier, mais faible. Que t'arrive-t-il mon enfant? Depuis quelques jours déja j'avais remarqué une légère baisse de ton tonus. Je mettais cela sur le compte de la fatigue et du stress. Et pour te permettre de te reposer, j'ai trouvé un appartement, me suis débarrassé des occupants, pendant que les membres du Misery Gang te maintenaient loin de ce carnage. Pour m'occuper de toi et te donner de quoi te sustenter, j'ai dévalisé et exécuté froidement un magasinier refusant de me fournir les vivres et les médicaments nécessaire a ton rétablissement. Pendant une semaine, nous nous sommes réfugiées juste toi et moi. Mère et Fille, coupées du monde. J'ai tenté de te soigner, de te nourrir, je t'ai protégée sans prendre une nuit entière de sommeil. Tu semblais aller mieux, tu as pu te déplacer a nouveau... mais ton mal s'est aggravé et je sais aujourd'hui que je ne peux plus rien, sans l'aide d'un médecin ou de quelqu'un capable de te soigner... Helena.

Mon regard avise la Clinique Gratuite d'East End. ENFIN. Mes pneus crissent alors que j'enclenche le frein a main et m'arrete en pleine rue. Autour, c'est la pagaille. Comme les films d'apocalypse le prédisaient, les gens hurlent et pillent. Quelques rares tentent de s'occuper des autres, tandis que des flics tentent tant bien que mal de faire régner un tant soit peu d'ordre. L'anarchie et le chaos se sont emparés de ce quartier. S'il y a un dieu ou autre chose au dessus de nous, qu'il nous protège, car bientot cet endroit sera bien pire, si personne n'y mets de l'ordre... Mais ce n'est pas ma tache, ni celle du MIsery Gang.

Mais trop de monde. La clinique est débordée et des campements de fortune se dressent sur une rue entière. Ici, la maladie et la mort rodent. Ici, tous tentent tant bien que mal de sauver un proche. Les gens vont et viennent dans tous les sens, crient, quémandent de l'aide pour leur Mère, Soeur, Femme, Mari, Fils. J'essaie d'aborder un médecin, mais il est trop occupé, et me repousse sans parcimonie. J'en aborde un second pour ma fille. Pour ma Helena. Il me repousse. Un troisième. Toujours la meme chose.C'est notre lot a tous.

MAIS TOUS N'ONT PAS MES MOYENS.

Je suis sale et épuisée. Mes nuits blanches se font ressentir. La patience me fait défaut, et mon état est exécrable. Ma fille se meurt dans ma voiture. Et je ne permettrais a personne de m'ignorer. Au diable ces idiots qui meurent au fur et a mesure. Qu'ils meurent, ce n'est pas mon problème. Mon regard se fait vide. Mon empathie se recule. Mes muscles se durcissent comme un reflexe, un mouvement tellement répété qu'il est gravé a meme ma chair.

Je passe mes mains sous mon trench coat et déloge  Ebony et Ivory de leurs holsters. Le capharnaum ambiant a empeché jusque la que quiconque ne le remarque, tous sont trop affairés. Mais je tiens a présent dans chaque main mes outils de Travail. Puis machinalement, je lève celui de droite. Un Desert Eagle de 7 coups couleur noir de jais. Ebony. Puis, alors que certains près de moi commencent a se rendre compte de mon geste, les mots s'échappent de ma bouche:

" Si la Faucheuse rrréclame des ames, je lui en donnerrrais des dizaines pour celle de ma fille. Si vous etes trrrrop prrrris par les autrrres pourrr vous occuper de ma Helena, je peux alléger votrrrre Trrrravail. "

Ebony se dirige lentement vers le premier blessé que je vois, allongé sur le sol. Qui est ce ? Homme, Femme ? Vieux, Jeune ? Père, Mère ? Je m'en fous. Ce que je sais par contre, c'est que sa vie empeche celle de ma fille en ce moment. L'ennui, c'est que je porte l'arme et que je me fous de sa vie, mais celle de ma fille compte. Je relève le canon et positionne le doigt sur la détente, prete a faire feu.

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Dernière édition par Irina Arabaspi le Ven 25 Avr - 16:43, édité 1 fois
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Re: ◘ L'amour d'une Mère - PV Caducée -

le Ven 25 Avr - 7:55
Caducée ne savait trop ce qui ce passait en ville. Elle était arrivé quelque heures plus tôt, et elle avait vu un flot de réfugiés continue s'échapée, fuir ce qui devait être une enième appocalypse dans ce monde de dégénérée. Alors, comme son âme le lui commandait, Care avait pris la direction opposé des fuyard. Si il y avait quelque part où elle serait utile, ce serais forcément par là.

Seulement, voilà, des fuyard, c'est dangereux. Prenez-en un seul et vous n'avez aucun problème, mais le quotient intellectuel d'une foule est de 7 ans, et à voir les gens qui fuyait et courait en tout sens, elle leur aurait donné encore moins. Surtout qu'il ralentissait considérablement sa progression pour se rendre où elle pourrait eut-être sauver des vies, et donc chaque minute de perdu, était quelqu'un d'autre qui pouvait mourir.

Elle s'était donc résolu à tenter de trouver une alternative à ce flot ininterrompu de gens et de personne qui semblait profité du chaos pour en créé encore plus. Les rue de Gotham semblait être un champs de bataille. Rien n'était moins simple que de s'y promener, surtout que ne voulant passé à côté de quelqu'un nécéssitant son aide, elle regardait bien autour d'elle.

Elle avisa finalement une indication pour un hôpital gratuit. Pas le genre d'endroit qu'elle aurait normalement fréquenter, mais il semblait réellement que ce fut un cas de force majeur. Trop de gens aurait besoin de son aide pour faire attention à une jeune fille de 16 ans qui devrait être morte, et non en fugue. Et qui d'ailleurs dans ce chaos pourrais vraiment dire qu'elle était fugueuse ? Elle ne pouvait pas fuir maintenant alors que tant de personne pourrais dépendre d'elle.

Elle arriva donc vers les tentes et les lits de camps. On aurait dit une de ses infirmerie de fortune qu'elle voyait quand ses parents était encore dans l'armée. Cela ne lui rapelait plus que des souvenir douloureux. Leur mort était trop récentes. Elle enferma donc les sentiments et les images dans un coins de sa tête, elle le devait pour aidé les autres.

C'est à ce moment là qu'elle entendit une femme hurlé, presque tout à coté d'elle. Cette femme sorti alors deux flingue et visa le patient qui était à côté d'elle, et le sang de Caducée ne fit qu'un tour, la colère gonfla en elle, et elle agis sans même réfléchir. D'un mouvement fluide, elle baissa son foulard sur le haut de son visage pour caché son identité, en même temps qu'elle se plaça devant le blessé. Elle dit d'une voix froide et tranchante :`

"Si vous tuez quelqu'un ici, personne ne vous aidera. Par contre, baissez vos armes, et je vous suivrai et verrai ce qui peut-être fait pour votre enfant."

C'est à ce moment que la peur l’inonda, dans quelque seconde, elle allait peut-être rejoindre ses parents. Cependant, elle ne bugea pas, ni ne ferma la yeux. Quitte à mourir, au moins elle le ferait debout, la regarderait en face, et surtout se serais pour ses conviction.
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