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Bonjour, Grand Père !

le Dim 12 Mai - 21:03


Gotham city, un samedi soir.

Je suis arrivée depuis trois heures déjà, le temps qu'il faut pour parcourir la distance entre l'aéroport et Otisburg. On a fait près d'une dizaine d'heures de voyages et Helena est complètement lessivée. La voir endormie, un léger filet de bave coulant de sa bouche entrouverte pendant que sa petite tête aux cheveux bruns repose sur mon épaule. Sa poitrine se soulève régulièrement au rythme de ses respirations calmes et posées. Une vision qui me semble magnifique malgré son extrême banalité. Au fur et à mesure qu'on se rapproche, les rues se font plus sordides, et bien que la décoration gothique à souhait de Gotham me plaise de plus en plus, je ne peux que constater une évolution vers la déchéance.

On vient d'arriver. Le chauffeur Kosovare s'arrête devant un paté de maison et m'ouvre la porte. A peine l'air du dehors s'engouffre dans l'habitacle que je constate que l'ordeur de la vieille pisse et une rance fragrance humide empestent l'air. Ainsi donc c'est ça Gotham. Je lève les yeux un instant tandis que le vent fait voleter mon trench coat derrière moi. Je sens le poids de mes deux armes bien calées sur mes flancs, tandis que ma cravate dénouée, joue inocemment avec la brise glaciale et malodorante. D'un geste du menton, j'intime le chauffeur à retourner dans la voiture et à m'attendre , avant de m'avancer d'un pas serein vers un immense entrepôt. Autour, j'ai déjà remarqué de nombreux gardes, certains armés, d'autres pas.

Apparemment ça se passe bien pour lui, mais je ne peux m'empêcher de réprimer un sourire amusé: s'il s'agit bien de mon grand père, il est tombé sacrément bas ... Une fois arrivé devant l'entrée, j'avise le garde en faction d'un regard glacial. Tiens ? Il tressaille. A la bonne heure :

" Je viens voirrr Parrrrain. Dites lui que c'est une affairrre de famille... "

Un fort accent européen s'échappe de mon anglais, mais mon regard reste incisif. Il est temps de renouer avec le passé. L'individu me regarde pendant quelques secondes puis murmure dans un talkie walkie. Quelque ssecondes plus tard, il me dit de le suivre. Je lui emboîte donc le pas dans le batiment. Pouah. La pisse, la bière tiède et l'humidité. Où est donc passé le faste habituel de la mafia ? Etait ce donc tout ce qui restait à mon aieul ? Allais je vraiment laisser ma fille vivre dans ce taudis...?

Quelques minutes plus tard, le garde s'immobilise devant un appart et m'enjoins de rentrer. D'un mouvement de la tête, je coopère et pose la main sur la poignée glacée de la porte. Un soupir: on y est. Et je pousse la poignée, me retrouvant face à mon destin.

A peine ai je ouvert la porte, que je contemple le fief de mon grand père. En est il donc réduit à juste cela ... ?

" Oscarrrr Parrrrain. Je suis Irrrrina Arrrrabaspi. Je viens du Kosovo. Je viens de la parrrrrt de ta fille. JE suis ta petite fille , ton arrrrièrrre petite fille t'attends dans la voiturrrrrre. Les rrrrespects de la parrrrt de la famille Kosovarrre. J'ai été envoyée à Gotham pourrr te donner un coup de main. Je pense , vu l'endrrrrroit que je peux t'aider, grand pèrrre."
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Re: Bonjour, Grand Père !

le Dim 12 Mai - 22:39
- Alors, Dennis, ils en sont où, ces steaks ?
- Dans cinq minutes, Oscar.
- Ouais, ouais, tu m’as déjà dit ça y’a dix minutes. Je sais que je t’ai dis que je l’aime bien cuit, mais il faudrait voir à pas m’servir une semelle, non plus.

Journée sans vagues pour le Misery Gang. Dispersés aux quatre coins de la ville, les membres vaquaient chacun à leurs occupations, certains en missions, d’autres en loisirs. Seuls restaient six personnes dont Carl, qui contrôlait les allées et venues des gens au pied de l’immeuble. Walden était assis dans le salon en compagnie de deux de ses hommes, en train de mater un reportage sur les insurrections africaines. Oscar était assis seul à la grande table qui occupait quasiment la moitié de la pièce de vie, juste devant la baie vitrée. Celle-ci était ouverte et laissait filtrer les odeurs de viandes grillées qu’émettait le barbecue derrière lequel se tenait Dennis, sur le balcon. Les pieds sur la table, clope au bec, le Gravat lisait tranquillement le journal de Gotham lorsque son talkie-walkie grésilla et vomit la voix de Carl, légèrement déformée par un son métallique. Il annonçait la venue d’une femme qui disait être là pour une affaire de famille. Première nouvelle, il ne se souvenait pas avoir de famille. Et pourtant, se souvenir, c’était son truc. Certes, il y avait pas mal de fois où il avait tiré son coup sans protection et sans lendemain mais c’était sans aucun doute lié au fait qu’il était déjà vieux à l’époque où l’on inventa le préservatif. Du coup, ça ne l’étonna pas le moins du monde de savoir qu’il avait engendré une certaine descendance. Que ladite descendance vienne le trouver, par contre, c’était déjà plus étonnant. Il dit à Carl de la laisser monter, histoire de tirer cette affaire au clair.

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit et une magnifique jeune femme pénétra dans le repaire du Misery Gang. Instantanément, Oscar la détailla en l’écoutant parler, cherchant les détails dans son physique qui corroboreraient ses dires. Et ce ne fut pas bien long. A vrai dire, il n’y avait nulle besoin d’avoir la meilleure mémoire de cette planète pour voir à quel point elle ressemblait à sa grand-mère. C’en fut même tellement frappant qu’il fut un petit moment transporté quarante ans en arrière, en Europe de l’est, au sein de la misère, des morts, du sang et des ruines. Au sein du foyer d’Ianina. Au sein même d’Ianina. Ne laissant rien paraître de ses réminiscences, Parrain répondit du tac-au-tac à sa petite-fille.

- Ah ouais, t’es ma p’tite-fille ? Eh bah, bienvenue chez ton vieux papy, Irina, dit-il, écartant les bras pour lui montrer son domaine. Tu peux poser tes affaires dans un coin, s’tu veux. Ah, et ta fille aussi, p’t’êt’, si tu veux pas qu’elle prenne racine dans la voiture. Par contre, j’dois t’avouer que ça m’plairait plutôt bien de savoir deux choses : Déjà, pourquoi ta mère me rappelle à son bon souvenir? Souvenir que je n’ai d’ailleurs pas, vu que je n’ai pas eu le – je n’en doute pas – bonheur de la connaître. Et pis, surtout, en quoi est-ce que tu pourrais m’aider ? D’où tu crois que j’ai b’soin d’aide, déjà ?

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Re: Bonjour, Grand Père !

le Dim 12 Mai - 23:06


J'esquisse un sourire. Maintenant que j'ai une meilleure vue de l'endroit, finalement il ne semble pas si mal. Certes, Helena sera incroyablement dépaysée , passer d'un palace quatre étoiles avec domestiques à un petit appart' de prolétaire... le changement serait violent. Mais ça n'allait sans doute pas être si mal pour elle de connaître les manières de vivre des petites gens. Visiblement, Parrain est bien entouré. Un petit coup d'oeil dans la pièce me permettent de distinguer deux autres gugusses. Le premier faisait cuire de la viande sur un barbac' à moitié rouillé. Clope au bec, il savoure le parfum plutôt alléchant du futur repas et profite de la brise pour tirer nonchalemment sur sa clope. Hum, ça ne serait pas de refus pour moi non plus. Le deuxième et assis sur le canapé, il a daigné lever les yeux de son poste, mais visiblement, il ne demande qu'à revisser son attention dessus.

Bien, a première vue, ils ne sont pas trop mauvais. Leur carrure est encourageante et Oscar semble être suffisamment à l'aise en leur présence pour baisser sa garde. Toutefois, ceci me passe en travers de la gorge car ce genre de comportement n'est pas conseillé dans une famille comme la notre. Cependant, alors que je détaille ses hommes, grand père écarte les bras pour m'acceillir comme il se doit dans un endroit de cette... envergure. Toutefois, très vite il se mets à poser des questions auxcquelles je prends une seconde ou deux avant de répondre: le temps de sortir mon paquet de Chesterfield de ma poche, de me mettre une tige à la bouche et je me dirige vers le balcon. L'homme au Barbecue me tends son briquet. Au passage, mes Desert Eagle scintillent dans la lumière de la lune, Oscar les as sans doute remarqués...

Première bouffée de cigarette depuis plusieurs heures. C'est l'extase totale et pendant que la fumée me réchauffe agréablement l'oesophage, je passe mon regard à nouveau vers son visage ridé, expiant un nuage de fumée bleuâtre :

" Il se trrrouve que ma grrrrand mèrrre Ianina est morrrrte il y a peu. Surr son lit de morrt, elle a rrrrévélé à ma mèrrrre le nom de son géniteurrrr. Elle s'en est souvenu tout cce temps. Comme tu le sais, la famille est trrrrès importante pour une orrrganisation comme la notrrre... tu sais de quoi je parrle. Mais comme ta fille ne pouvait pas venirrr, j'ai été envoyée à sa place. Ma prrrremièrrre mission était de te rrretrrouver et de te dirre que ta fille est en vie, et souhaiterrrait de rencontrrer un jourr. Je laisse s'écouler quelques secondes pour le suspense d'une part, et parce que l'effet de la cigarette me donne cette petite dose d'euphorie, comme à chaque fois qu'on prend la première depuis un long moment , Puis, on m'a aussi demandé de mettrrrre en place un réseau Kosovarrre dans Gotham City. Cependant, tu es l'Ancien. Ainsi, tant que tu es en vie, je te dois le rrrrespect et l'obéissance. Donc, considèrrre moi comme une pairrre de revolver en plus pour ton gang... Les palaces mafieux ne te manquent ils pas ? que fais tu dans cet... abri ... ? "
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Re: Bonjour, Grand Père !

le Lun 13 Mai - 0:16
Quand on a autant côtoyé les gens qu’Oscar Parrain, on apprend à lire sur les visages. Et quand en plus on est frappé d’hypermnésie depuis la naissance, ce sont de véritables romans qui remplacent les crânes. Toutes ces expressions, ces mouvements infimes des lèvres, de la peau qui se plisse, des pupilles qui se dilatent, du nez qui se trémousse, on les remarque, on les décode, avec une aisance parfois effrayante. Ainsi le Gravat put-il deviner à peu près ce qui se passait dans la tête de sa petite-fille qui observait le nouvel environnement dans lequel elle venait de débarquer. A voir la classe et la coupe de ses vêtements, elle devait sûrement sortir d’un milieu aisé. Quant aux flingues qu’elle portait sous son imper, ce n’était certainement pas pour tirer le lapin. Ou alors elle se trompait d’endroit, Gotham n’était pas connu pour ses terrains de chasse foisonnants. Excepté si l’on incluait la chasse à l’homme. Et puis tout son discours puait le faste des hautes castes. Ce qu’elle ne tarda pas à confirmer en mentionnant son « organisation ». D’ailleurs, il releva une petite pique désagréable sur le respect de la famille, qui fut toutefois adoucie par la suite et la proposition d’une paire de flingues supplémentaires. Comme d’habitude, Oscar encaissa les informations, tira sur sa cigarette, l’écrasa dans le cendrier devant lui et, sans bouger de sa confortable position, s’en roula une nouvelle tout en répondant.

- Les palaces mafieux,dis-tu ? Comment pourrais-je savoir s’ils me manquent, je ne les ai jamais côtoyé. Ecoute, moi, j’connais pas ton organisation, lâcha-t-il d’emblée, sans se départir de son flegme coutumier. A l’époque où je trainais dans ton coin, j’connaissais pas mal d’organisations, mais m’est avis qu’ce sont plus les mêmes. ‘fin bref, tu me vois sincèrement navré du décès de ta grand-mère et de l’état de ta mère, mais il était impossible de le voir, car il ne l’était pas et ne faisait pas semblant de l’être. Mais en c’qui concerne ton projet d’installer un réseau à Gotham, bah, j’te conseille de faire vite pour en profiter, parce que bientôt, toi et tes compatriotes, c’est sur des cendres que vous vendrez votre poudre.
- Le plus gros cendrier de cette foutue planète ! lança Dennis en pouffant de rire.
- Ouais, mon p’tit gars, tu l’as dis. Ecoute, Irina, si tu veux bosser avec nous, faudra que t’oublies un certain nombre de choses. On est pas des mafieux, on est pas des gangsters. Tu t'en apercevras d'ici peu, j'te le garantis. Tu vois, nous, on s’rait plutôt des éboueurs. Et on a un sacré paquet d’ordures à déblayer. Et c’est clair qu’une paire de flingues supplémentaires serait clairement pas d’trop. J’suppose qu’on t’as appris à t’en servir ?
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Re: Bonjour, Grand Père !

le Lun 13 Mai - 6:29


Tout au long de la tirade de son aïeul, mon regard s'écarquille un peu plus. Ainsi donc, contraiment à l'idée que je m'étais fait de lui, grand père n'est pas aussi mafieux que moi je ne suis clown de cirque. Très honnêtement, c'est le genre de révélations duquel j'me serais bien passé. J'aspire une nouvelle bouffée tandis que les secondes passent, le temps que je digère l'information. C'est donc fini le grand standing comme chez la famille. Fini le faste et la décadence démesurée. Finies les règles et le code d'honneur de la mafia. Et alors que l'information se glisse en moi tel un serpent insidieux, j'affiche un sourire carnassier. Malgré moi, mon regard change l'espace d'une seconde en un brasier ardent tandis que je sens grandir en moi un intérêt tout particulier pour ce groupe de bas étage ; et pas seulement parce que mon grand père s'y trouve bien entendu.

Toutefois, sa tirade se solde par un petit sous entendu qui me fait tiquer un peu. Si je sais me servir de mes amours? Comme si j'étais préparée à cce genre de questions, je balance le mégot encore fumant de ma clope par dessus la balustrade tandis que j'écarte les pans de mon trench coat. Et c'est une scène digne d'un film qui se déroule alors ; car en plus de mes deux Deserts Eagless rutilants, le côté intérieur de ma veste est constellée de chargeurs de munitions .50AE.

" J'ai été entrrraînée par la mafia Kosovarrre. Je suis capable d'utiliser n'imporrrte quel type d'arme à feu existant avec un taux de réussite de tirrr de 90%... sur cible mouvante. Ceci incluant une cible en véhicule ou un tirr étant moi même en mouvement. Je prends un chargeur de l'intérieur de ma veste et l'ouvre pour dévoiler les munitions qu'elle contient Munitions calibre .50Action Exprrress explosives et Deserrrt Eagle 7 coups. L'union de ces deux bijoux me perrrrmets d'ouvrir un trrou de la taille d'une balle de Hand Ball dans la pluparrt des matières qui existent. Si je sais m'en serrrvir? Mets moi à l'éprreuve qu'on rrrigole. "

Mon regard est empli de défi et de fierté: mes ccapacités au tir sont exceptionnelles et je ne vois pas pourquoi je devrais m'en cacher.
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Re: Bonjour, Grand Père !

le Lun 13 Mai - 21:18
Le discours d’Oscar parut avoir un drôle d’effet sur sa petite-fille. Son regard s’embrasait au fur et à mesure de sa tirade, comme si le fait de vivre dans la crasse et la misère la mettait dans un certain état d’excitation. Peut-être se trouvait au fond de ses yeux l’attrait de la nouveauté. Il faudrait penser à attiser cet intérêt car le Gravat savait pertinemment bien que la nouveauté n’était que temporaire. Ca ne devrait pas être trop difficile, à vrai dire, Gotham fourmillant d’activités à faire fructifier.

Irina prit la question de son grand-père visiblement à cœur. A peine fut-elle posée qu’elle ouvrit son imper, dévoilant, en plus des deux monstres à sa ceinture, une flopée de chargeurs et autres magasins pleins à ras-bords. On aurait dit une femme fatale directement issue d’un film de John Woo. Si elle en avait les compétences en plus d’en avoir le style, alors toute cette affaire deviendrait bigrement intéressante.

- Des chiffres tout ça. Des paroles. Des statistiques. J’crois pas trop aux statistiques. Mais t’inquiètes, ma fille, tu vas vite pouvoir faire tes preuves. Dennis m’a rencardé sur un p’tit gang minable dans l’coin qui voudrait jouer les durs en revendant sa dope. Dennis, lui, il s’rait partant pour les bousculer un peu histoire de reprendre leur commerce. Il a un contact qui pourrait nous aider. Mais j’ai dis non, on touche pas à la drogue dure. Le vieil Oscar il dit « fumes tant de pétards que tu veux mais dérives pas sur la blanche », c’est d’la vraie merde cette saloperie. Du coup, j’me disais qu’on pourrait les bousculer tout court, juste histoire de se faire un peu de place et, pourquoi pas, étendre notre commerce d’armes. Ces types-là, c’est des minables, mais les minables, ils ont des choses à prouver, du coup ils s’échauffent vite. Ca t’tente ?
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Re: Bonjour, Grand Père !

le Mar 14 Mai - 21:24


J'esquisse un sourire amusé en laissant retomber mollement les pans du trench coat sur mes côtés. Je me doutais bien que les paroles ne suffiraient pas à l'intimider. Les gens de son âge ne juraient que par les actes, et fort heureusement, j'aimais quand les choses devenaient sérieuses. Du reste, je n'étais absolument pas du genre à rester assise à me tourner les pouces, peut importe l'endroit dans lequel je travaillais, Kosovo ou Gotham City. Le sang était le même partout, la douleur pareille.

Je passe la main dans mes cheveux bruns tandis que ma main gauche trouve le chemin de ma poche et s'y repose:

" J'en suis. De toute manièrrre cela fait quelque temps que je n'ai pas pu décomprrresser un peu. En rrevanche, j'aurrais besoin de quelqu'un pour garrder Helena, si tu connais quelqu'un qui peu la garrrder. Mais de prréférrrence quelqu'un de confiance, c'est la dernièrrrre parrt de bonté et d'innocence dans mon monde, et je pense que si je la perrrdais d'une quelconque manierrrre que ce soit, je terrminerrais trrrès mal. haha ... "

Ce rire sonne jaune. Mais il n'empêche que ma pensée n'en est pas mensonge pour autant. Helena est la dernière part d'humanité de mon âme souillée par le sang de la veuve et de l'orphelin. Certes, j'ai également rendu service au monde en éliminant les ordures, mais combien d'ordures pour un innocent? Mon regard se perds dans le vide pendant quelques secondes avant que je ne me reprenne :

" On y va quand tu veux. "

Et alors que ces mots ne traversent ma bouche, mon regard s'embrase à nouveau dans la perspective de faire couler le sang une nouvelle foi. Je ne me suis même pas mis en chasse que l'adrénaline et le frisson m'empoignent déjà. J'aspire une grande bouffée d'air glacé et ferme le poing. Il est temps de signer mon arrivée.

" Ah ... et une derrrnièrre chose grrand pèrre. Mon pseudonyme , mon nom de code : Gunslingerrr "

Sur ces derniers mots, j'attends ses instructions en observant les trottoirs sombres de Gotham City, que j'allais bientôt repeindre.
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Re: Bonjour, Grand Père !

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