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Le plus beau joyeau de sa couronne ... [Acte II]

le Jeu 25 Avr - 20:35
J'avais toutes les cartes en main, mon plan allait se réaliser, j'allais prendre le contrôle de la ville, deven...

*BIP* *BIP*

Qui est le connard qui a laissé son réveil allumé ?
Ah merde, c'est moi.

Voilà ce que je me suis dit en me réveillant de la piaule insalubre qui servait de squat à une bande de junkies. Imagine mon *léger* malaise quand je m'éveillai au milieu d'une dizaine de déchets humains, un goût de vomi dans la bouche et pas la moindre foutue idée de ma position. Et devine quoi, Ô symptôme adoré, je n'avais plus une thune. Pas un billet. NADA.
Volé ? Perdu ? Mangé ? Les trois semblaient plausibles.
Je m'étais déjà défoncé, mais là, j'avais atteins des sommets. Combien de rails ? Combien de joints ? Et à en juger l'état de mon bras, combien de fix ?

Tiens un miroir. Sale gueule. Très sale gueule. On pouvait lire sur mon visage un mot qui me définissait entièrement : Décadence.

Chaud, quand même, le délire de cette nuit. Mes "sbires" étaient d'ailleurs étendus par terre. Merde, j'avais vraiment flingué un type. Qu'est-ce qui s'était passé dans cette pièce ?
Un point positif : Me droguer en compagnie de clodos est toujours aussi jouissif, surtout quand leur esprit n'a jamais connu la cuisante caresse du Pouvoir.
Tu te demandes sûrement, Ô ma voix, comment je peux influer sur le psyché des ces hommes de manière brutale ? Non ? Tant pis, j'aime parler, ça conforte mon égo.
C'est très simple : Lorsque je suis sous l'effet de substances, je ne suis plus maître de mes pouvoirs. Cela apaise mon esprit, les maux de crâne disparaissent et surtout j'ai l'impression de ne pas être totalement rongé par la schyzophrénie. La contre-partie, pas très embarrassante,je te l'accorde, c'est que les personnes autour de moi en prennent plein la gueule : Hallu, psychose, cyclothymie, sociopathie, agoraphobie, etc etc. C'est le côté jouissif de la chose.
Mais revenons à ma situation précaire :
J'ouvris la fenêtre, les volets, pour constater que j'étais au 10ème étage de l'une des tours les plus miteuses de la côte est. Je pris mon imper désormais troué, mon portable miraculeusement intact et descendit les marches à toute vitesse.Le réveil, c'était le début de ma première heure de taf. A Diamond District. A 45mn de métro.
J'étais dans une merde noire. Mon client n'est autre que Carmine Falcone, de la famille Falcone. Un homme droit, respectueux des lois et aimant son pays.
Enfin, c'est ce que je dis aux juges.
Non je déconne ! C'est une belle enflure qui vole,viole,tue le sourire aux lèvres ! Ah ah ! Bref, un vrai pote.
Et j'allais être en retard, à cause de cette putain d'addiction, de cette envie de drogues merdique, ce besoin d'évasion et d'oubli qui constitue le plus beau joyeau de ma couronne, la seule chose qui me fais me sentir humain.




--Long prologue terminé, ça va chier, maintenant.--
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