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C'est de la vie !

le Mar 1 Mai - 19:33
Voici Detroit, une ville d'Amérique assez connue, bien entretenue, mais dans notre époque, bien moins connue qu'une ville telle que Metropolis, ainsi que Gotham. Raison étant peut-être parce que celle ville parait moins chaotique que ces deux autres citées dernièrement. Pourtant, ce n'est pas parce que moins de bruit tourne autour de cette grande cité que le danger n'y est pas présent pour autant. Comme dans de nombreux endroits, délinquances, mafias, cambriolages, accidents, et autres, peuvent avoir lieu, c'est là le quotidien des grandes villes, et difficile de savoir si des héros pourront toujours être là. Par chance, jusqu'ici, la ville semblait dépourvue de menace majeure, sans doute n'était-elle qu'une ville parmi tant d'autres, et avait-elle la chance d'échapper à la visite ou d'être le lieu de vie d'un supervilain ou autre monstre de ce genre.

Ainsi, faisons un petit zoom, parmi les petites fourmis humaines vivant en ces lieux. Comme nombres de villes, nous avons là des humains de tout âges, et ceux qui nous intéressent ici, sont ce petit groupe de lycéens qui marche dans les rues au beau milieu de l'aprés-midi. Quatre, cinq lycéens, marchant dans les rues, un samedi aprés-midi, un groupe parmi tant d'autres, et parmi ceux-là, un jeune homme de 16 ans, en Terminale, Duncan Mac Gulf. Beaucoup lui parlèrent de ses origines, tout ce qu'il rétorquait était simplement qu'il provenait d'au delà des mers, de l'Ecosse plus précisément. Souvent, il ne prétait guère attention au fait que ses camarades, n'ayant jamais quitté le continent Américain, ne parvenaient guère à différencier Ecosse, Irlande, ou Pays de Galles ... pour eux, c'était simplement en Angleterre. Lorsqu'on lui demandait pourquoi il était venu en Amérique, il y a deux ans, il répondait que ses parents lui avaient fait la surprise de l'envoyer ici, afin de lui permettre de voyager. La scolarité n'était pas meilleure par ici, pas spécialement, au contraire, elle semblait du même niveau que ce qu'il apprenait dans son ancienne école, mis à part que l'histoire et la géographie étaient plus centrés sur l'Amérique que sur son pays d'origine.

Ainsi, nous avons là un jeune homme tout à fait ordinaire, trainant dans les rues, dans les magasins, s'achetant des comics avec ses potes, les derniers sorties, s'étant acheté le dernier Fulguroman, inspiré des faits divers d'un héros célèbre et romancé en histoire. Il fallait dire que depuis que les héros avaient envahis le quotidien de la Terre, les goodies sur ces super-êtres s'étaient multipliés, ainsi que leurs histoires. Qui n'était pas le jeune homme ordinaire qui ne révait pas également de devenir un Super-héros ? ALler dans les rues, et combattre la pègre, même la plus petite, les délinquants de base, pour dire aider un tant soit peu à construire et maintenir un monde meilleur et en paix. Etait-ce là contradictoire de vouloir acquérir des pouvoirs permettant de partir en guère afin d'instituer une paix durable ? C'était ici la mentalité qui semblait exister à notre ère.

Lorsque Duncan pensait à la petite pègre, il visait particulièrement ces petits durs qu'il apercevait souvent dans les rues, soit en journée, mais surtout les soirs. Ceux-là, il semblait que peu d'héros n'y prétaient attention ... et pourtant, quelqu'un devrait être là pour les calmer un peu. Il en voyait trois au loin, à l'interception de la rue. Toujours la même technique, se rapprocher de quelqu'un d'apparence faible, et vouloir lui extorquer de l'argent. Non pas par la violence, mais plutôt par la persuasion. Ceux-ci "offraient la conviction" que leur victime pouvait bien leur donner "un ou deux" billets, pour diverses raisons. Parce qu'ils étaient sympas, ou parce qu'ils en avaient besoin, ou parce que leur victime avait l'air pleins aux as et pouvait bien donner l'argent que papa, maman lui donnait afin de leur permettre de vivre mieux. Souvent, la victime ne dépassait pas le colllège, ou alors, si elle appartenait au lycée, c'était quelqu'un de discret, ne montrant guère la possibilité de pouvoir s'opposer à ses détracteurs.

Duncan voyait cela, et était conscient que ce n'était pas la première fois qu'il était spectateur de tels agissements. Bien entendu, cela lui arriva une, ou deux fois, il y avait déjà plus d'un an, mais étrangement, le jeune homme, alors en seconde, était parvenu à intimider celui qui s'en était pris à lui. Sans doute était-ce du à la chance, et probablement parce que le type s'était retrouvé seul face à lui. En général, ses potes lui déconseillaient de se méler des histoires qui ne les concernait pas. Duncan écoutait leurs arguments, et souvent, concluaient qu'ils avaient raison, lui-même, aprés du temps et un peu de recul, se rendait compte qu'il n'était guère sensé intervenir dans une telle situation. Aprés tout, si ce type n'osait guère se rebeller, c'était son problème.

Mais rien à faire, cela agaçait Duncan, un petit quelque chose de son cerveau s'actionnait en voyant cette scène, et l'empéchait de garder son calme ou de détourner son regard de la scène. Et ses potes l'avaient remarqués. L'un d'eux, suivi de deux autres, voyant le jeune Ecossais rester de marbre en regardant la scène, avaient déjà compris ce qui se passait dans la tête de Duncan. Le plus proche pote du lycéen lui attrapa le bras, et lui demanda calmement, sans serrer fermement le bras du jeune homme, de les suivre, qu'ils s'en foutaient.

Donc topo : Post Rpique avec en conclusion trois types qui rackettent un collégien (de troisième un truc comme ça). Duncan se retrouve confronté à ses potes, lui, veut aller impressionnier les voyous, ses potes lui disent de ne pas s'occuper de ça.

Donc normalement, mes trois actions (ou plutôt les deux) seraient

-Un jet de dés pour réussir à outrepasser les dires de mes potes et me diriger vers les voyous.
-et un Jet d'intimidation pour effrayer les trois gars

Seul souci, le jet de dés n'apparait pas sous mon bouton "Envoyer" ...

pour un premier post c'est un peu hésitant dans les actions finales, je m'en excuse d'avance, j'apprends au fur et à mesure
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Re: C'est de la vie !

le Ven 4 Mai - 22:44
Duncan, sentant que son pote lui avait attrapé le bras, le repoussa d'un geste vif, sans violence, mais déterminant dans l'esprit du type qui n'insista guère. Cependant, lui et leurs amis insistaient pour que le jeune homme s'arrète et n'aille pas chercher d'histoires. Duncan s'immobilisa un instant, et repensa à ce qu'on lui avait déjà dit par le passé. Il avait déjà conclu que c'était vrai, que ce n'était pas son problème, pourtant, toutes ses déterminations étaient ruinées, comme inexistantes lorsqu'il voyait ce type sortir son porte-feuille, la tête baissée, afin de répondre aux attentes des délinquants. C'était de l'extortion, pur et dure, et c'était malhonnête, quoi qu'en disait autrui. Il reprit sa marche, d'un pas décidé, et s'arréta à quelques mêtres du groupe de voyous.

"Y a un problème ?"

Fit-il avec une voix lourde devant le regard de deux jeunes qui l'avaient vu se rapprocher. Lorsqu'il parla, ce furent les deux autres qui tournèrent la tête, remarquant la présence du lycéen. Que faisait-il ici ? Qui étaient le groupe d'autres jeunes qui attendaient au loin, quelles étaient leurs intentions. Bien qu'étant trois, les délinquants ne voulaient pas se frotter à un groupe de plusieurs lycéens, et ce devant tout le monde. Pourtant, ils étaient si prés d'avoir leur fric, et ne voulaient pas perdre la face, que l'un d'eux répondit :

"Nan du tout de quoi tu te mèles ? Notre pote nous devait de la thune, y a rien de mal à ça ?"

Cela était un mensonge, bien évident, mais à l'origine, Duncan n'avait pas entendu la conversation ayant eu lieu entre les voyous et le collégien. De plus, sa réaction, baissant la tête, prouvait qu'il y avait du faux dans la situation. Pourtant, la victime acquieça :

"Oui ... oui, c'est vrai ..."

fit le garçon en ouvrant définitivement son porte-feuille et sortant deux,trois billets de dix qu'il tendit fébrilement à ses extorqueurs. L'un d'eux, sans quitter Duncan des yeux, attrapa les billets qu'il mit dans sa poche tandis que son pote répondait :

"Tu vois ? Y a pas de blem, tu peux dégager maintenant !"

Ils s'observèrent dans les yeux, Duncan ignorait quoi faire ... intervenir, ou laisser couler. Son esprit était confus devant les possibilités qui s'offraient à lui ... s'il s'écoutait, il aurait envoyé son poing dans la face de cet abruti qui le prenait de haut, pensant que l'écossais le croyait dur comme fer. Pourtant, le jeune homme sentait les regards de ses potes derrière lui, comme s'il les entendait, lui chuchotant de garder son calme, que ce n'était pas si grave. Duncan garda le silence, parler lui paraissait être un déclencheur, comme si un seul mot de sa part l'aurait amené à s'élancer sur le voyou en face de lui. Les trois délinquants, fiers de leur forfait, n'en demandèrent pas plus, et s'éloignèrent sans préter d'avantage attention à leur victime et à l'intervenant. Duncan se tourna vers le collégien qui gardait la tête baissée. Visiblement, ce dernier se sentait las, et humilié.

"Pourquoi te laisses-tu faire ? S'ils te causaient des problèmes tu aurais pu me le dire, un mot et je leur cassais la gueule à ces gros cons."

"De quoi tu te mèles, on se connait même pas ..."

Fit-il séchement, presque comme un reproche, avant de s'éloigner à son tour dans une rue différente de celle qu'il empruntait, et surtout, de celle de ses extorqueurs. Duncan se sentait con à présent, d'être intervenu et surtout, de ne pas avoir amené ce gars à dépasser sa lacheté. Lui demander de l'aide aurait été un premier pas ... et ainsi, Duncan aurait pu librement résoudre le compte de ces gars, il avait une bonne raison. S'il avait attaqué, certain que cela aurait posé des problèmes ... c'était comme ça souvent ... certains se défendaient, et c'étaient eux qui avaient les problèmes, car ils n'avaient personne pour les soutenir, personne pour prouver qu'ils avaient raison. C'en devenait presque ridicule. Ravalant une gorgée de salive qui lui restait comme coincée dans la gorge, le lycéen vint rejoindre ses camarades qui avaient observé la scène de loin.

"J'ai besoin d'un verre d'eau ..."

fit Duncan. C'était bientôt l'heure, celle où il devait prendre son traitement ... et sa bouteille d'eau était vide. Lui et ses camarades n'évoquèrent pas l'incident, cela n'en valait pas la peine. Ils connaissaient assez leur pote pour savoir que ça l'agacerait encore plus, et surtout, eux-mêmes étaient frustrés que Duncan ait failli leur causer des soucis en se laissant emporter par ses émotions. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait, et ils se souvenaient que l'écossais n'était pas le bon gars à qui causer des soucis ... ils en avaient été témoins, ou avaient entendu les rumeurs ou les récits de l'incident ... celui de la force absurde de ce type qui n'en avait pas l'air.

"Allons nous poser dans un bar, le Heaven'Bar est à deux pas."

Proposa l'un d'eux.
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Re: C'est de la vie !

le Mar 8 Mai - 20:03
Posés dans le bar, autour d'une table en bois, chacun sur une chaise, le groupe de potes venait d'arriver dans ce lieu qu'ils avaient l'habitude de fréquenter. L'un d'eux, s'éloignant du comptoir, apporta à chacun sa commande, allant du simple soda au demi de bière. Les professeurs n'étaient pas là, autant en profiter. Pour Duncan, qui venait de sortir une boite cartonnée, c'était d'abord un verre d'eau qu'il réclamait. De la boite, le jeune homme sortit deux comprimés de couleur orange, semblable à nombreux autres médicaments dans l'apparence, mais dont l'effet était particulier, ainsi que nécessaire au jeune homme. Deux le matin, deux l'aprés-midi, et deux le soir, Duncan prenait grand soin à ne jamais oublier ces moments rituels de la journée, et ses amis, bien qu'ils ignoraient les détails de cette nécessité, l'acceptaient sans discuter.

Le jeune lycéen d'origine écossaise avait déjà essayé, l'année d'avant, de ne pas prendre ses comprimés. Ce fut quelque chose qu'il regretta sévèrement, se souvenant encore aujourd'hui des malaises et des nausées que cela engendra, et d'une certaine torpeur qui le prenait aux tripes. Il n'avait pas tenu deux jours que déjà, il s'était dépéché de reprendre son traitement. Ses parents lui avaient expliqués que le docteur avait évoqué cette nécessité, aprés ce qu'il lui était arrivé enfant, le choc était tel que son corps avait besoin d'un petit plus pour oublier le traumatisme, le stress engendré par l'accident. Ainsi, Duncan ne se souvenait pas réellement de cet accident, il savait simplement qu'il s'était frotté à une créature sauvage, et qu'elle l'avait brutalement blessé, mais les détails n'étaient plus là. Et hélas, la perte de mémoire était assez globale. Pour oublier ces évènements, les comprimés lui occultaient de nombreux passages de son enfance, ou parfois même des souvenirs récents. Cela lui arrivait que ses amis évoquent une journée de l'année précédente, et que le lycéen n'en ait aucun souvenir. C'était une tare auquel il s'était fait à l'idée, il acceptait, non sans regret, d'oublier ... se souvenir, c'était quelque chose que son corps ne voulait pas, même si quelque part, son esprit, ou plutôt sa conscience, souhaitait affronter la mémoire douloureuse.

La conversation tourna autour de sujets qui n'approchaient ni le traitement, qui en vérité, était une routine au sein du petit groupe, ni de l'incident avec les voyous. L'un des potes de Duncan racontait comment, en cours de géographie, il avait abordé la conversation avec Jennie Stenkins. C'était là l'une de ces filles que Duncan avait l'impression de voir tout droit sorti d'un teen-movie : blonde aux cheveux longs, yeux bleues, ne trainant qu'avec ses amis qui lui permettaient de se sentir populaire. Et pourtant, même si elle n'était qu'une simple caricature vivante, nombre de garçons, dont Duncan, était fou à l'idée de lui avoir parlé. Ainsi, lorsque l'un d'eux se vantait de lui avoir parlé, même pour un sujet aussi inintéressant que le fait qu'elle ait réclamé une feuille, c'était là comme une petite victoire pour l'intéressé. Les autres se moquaient de lui, présentant la chose comme si cela ne voulait rien dire, qu'elle se servait simplement de lui en usant de ses charmes féminins, mais au fond d'eux, c'était un peu de jalousie qui les faisait parler de la sorte.

C'était ainsi de la vie, cette sortie en aprés-midi, trainer dans un bar, parler de sujets d'adolescents boutonneux, rire entre potes, boire un verre, puis peut-être aller dans une salle d'arcade, ou se poser à l'internat ou dans l'appartement d'un des potes afin de lire les comics achetés ou jouer à la console. C'était là le quotidien de Duncan, qui ne se doutait pas, ou refusait de voir en quoi certains aspects de sa vie étaient extra-ordinaires.
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Re: C'est de la vie !

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