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HQ's Chronicles : Top 3 des films d'horreur

le Jeu 15 Mar - 18:38
Bad Taste (1987)

Réalisation : Peter Jackson
Scénario : Peter Jackson, Tony Hiles, Ken Hammon
Avec : Peter Jackson, Terry Potter, Peter O’Herne …

Une petite ville côtière de Nouvelle-Zélande devient le théâtre d'une invasion extraterrestre : les aliens ont un but précis : utiliser les habitants comme menu spécial de leur fast-food spatial. Pour mener à bien leur plan, ils prennent l’apparence d’êtres humains. Les résistants n’auront donc qu’un moyen de différencier les aliens des humains : les couper en rondelles. A la manière de Sam Raimi dans la trilogie Evil Dead, Jackson pousse le gore jusqu’à l’extrême. Mais à un certain point, le débordement de chair et de sang n’est plus angoissant : il est risible. Car Bad Taste est avant tout une comédie, qui comme les films d’horreur de Raimi ( à voir absolument : Drag Me To Hell sorti en 2009), ne fait malheureusement pas rire tout le monde. L’inquiétante étrangeté est vite balayée par une fulgurante absurdité. Premier film de Peter Jackson, qui sera suivi de Meet the Feebles, puis de Braindead, Bad Taste est presque entièrement financé par le cinéaste en herbe, avec un budget de seulement 11 000 $ US. Une production radicalement différente de celle de la trilogie Lord of Rings ! Jouant lui-même deux rôles, Jackson fait tourner ses amis et collègues de travail. Bad Taste est le top du top du film « tourné à la maison ». Ce n’est pas un travail bâclé, mais la promesse d’un avenir cinématographique pour le jeune réalisateur. Jackson, pendant le montage, a tenté de faire torturer un personnage joué par lui par un autre personnage également joué par lui. Cannibalisme narcissique ? C’est également Peter Jackson qui s’est chargé de la création des effets spéciaux sanglants. Bad Taste pourrait passer pour une grande blague, un clin d’œil vomitif au cinéma d’horreur et d’action, mais ce film a tout de même été distribué dans le monde entier après son visionnage au festival de Cannes (Jackson lui-même fut étonné de voir son œuvre en faire partie). Bad Taste – le bien-nommé – s’est fait une place largement méritée au sein des films d’horreur des années 80, qui est sans doute la grande époque du cinéma du genre. Mais les 90’s réserveront à leur tour bien des chefs-d’œuvre, comme les deux derniers films de ce top 3.






Candyman (1992)
Réalisation :Bernard Rose
Scénario : Bernard Rose et Clive Barker
Avec Virginia Madsen, Tony Todd, Xander Berkeley…

Helen Lyne, étudiante en sciences sociales, écrit sa thèse sur les mythes et légendes locales. Au cours de ses recherches, elle découvre l’horrible légende de Candyman, un homme avec un crochet en guise de main droite qui éventre la personne qui prononce cinq fois son nom en face d'un miroir. Helen découvre peu à peu l’origine de cette légende urbaine : Daniel Robitaille aurait été un fils d'esclave devenu peintre à la fin du XIXème siècle. Un riche propriétaire terrien lui commanda un jour un portrait de sa fille. Mais Daniel et son modèle tombèrent amoureux et la jeune héritière tomba enceinte.
Le père, furieux de voir sa fille souillée par un fils d’esclave noir fit lyncher le pauvre Robitaille. Roué de coups, sa main lui fut tranchée par une scie rouillée. Recouvert de miel, il fut finalement jeté en pâture aux abeilles qui le piquèrent jusqu'à la mort. Son corps fut incinéré et ses cendres éparpillées sur des champs qui deviendront des années plus tard le ghetto de Cabrini Green. Ce quartier deviendra le théâtre des odieux crimes attribués à Candyman, qui serait revenu se venger. Une scientifique telle qu’Helen ne peut croire à de
telles affabulations. Pourtant, ses convictions seront peu à peu effritées par une série d’horribles meurtres autour d’elle. Brillante adaptation d’une nouvelle de Clive Barker, Candyman poursuit la vague féconde des films d’horreur cultes des années 80 comme Simetierre ou Evil Dead. Histoire horrifique mais aussi thriller psychologique, ce film offre une combinaison alléchante de tous les éléments propres à une bonne histoire fantastique : il s’agit sans doute d’un des films d’horreur les plus réussi des années 90. Il est à noter que Tony Todd (que l’on retrouvera des années plus tard en croquemort dans Final Destination) incarne à merveille le monstre revanchard. Presque attachant, il nous donne envie de scander : « Candyman… Candyman … Candyman… Candyman… Candyman ! » .




L’Antre de la folie (1995)
Titre original : In the Mouth of Madness

Réalisation : John Carpenter
Scénario : Micheal De Luca
Avec Jürgen Prochnow, Sam Neill, David Warner, Charlton Heston …

L’Antre de la folie est le dernier volet de la « Trilogie de l'Apocalypse » de John Carpenter, les deux précédents volets étant The Thing (1982) et Prince des ténèbres (1987) – ces trois films n’ont pas la même trame narrative, il est donc possible de les regarder indépendamment les uns des autres. Le protagoniste, John Trent, est enquêteur pour les assurances. Il est chargé par Jackson Harglow, le directeur de la maison d'édition « Arcane », de retrouver Sutter Cane, un célèbre auteur de récits d’horreur qui a mystérieusement disparu. Durant ses investigations, John échoue dans le monde d'épouvante fictif créé par Sutter Cane qui est en fait bien réel. L’univers de L’Antre de la folie renvoie donc à Stephen King, pour le côté écrivain de best-sellers et la ville fictive (pour King, il s’agit de Castel Rock). Mais il est aussi une référence à H.P. Lovecraft pour l’entrée cauchemardesque dans un monde étrange, où des entités anciennes sont en sommeil, attendant le moment opportun pour détruire l'humanité. John Carpenter fait ici renaître le mythe des « Grands Anciens ». L’Antre de la folie a pour principal objet la fiction en elle-même : son rapport au réel et son pouvoir sur l’esprit (et la matière visiblement). Les amis de la littérature reconnaitront ici une métalepse narrative : Sutter Cane est enfermé dans le monde qu’il a créé. Le personnage de John Trent en arrive à se demander si lui-même n’est pas un personnage du roman de Sutter Cane. De même, L’Antre de la folie est un de ces films qui se contiennent eux-mêmes : à la fin du film, John Trent assiste à la projection de l'adaptation cinématographique du roman de Sutter Cane L’Antre de la folie, c'est-à-dire au film de John Carpenter que le spectateur est lui-même en train de regarder. En somme, ce film est non seulement un autre exemple de très bon film d’horreur, mais il est aussi le terrain d’expérimentations narratologiques poussant le spectateur à se demander : ne serais-je moi-même un personnage fictif ?




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